Mercedes Zurita_1L
MI VIDA EN UNA MALETA
Vous pouvez tout transporter dans une valise, vos vêtements préférés, des objets qui vous rappellent quelque chose de spécial.Et si je vous disais que vous pouvez mettre n’importe quoi dans une valise mais que jamais vous ne pourrez mettre une vie entière...
Que grâce a cette valise vous décidez de tout recommencer a zéro. C’est elle qui vous inspire et qui vous aide a rêver, rêver d’une nouvelle vie. Cette vie qui, un jour, s’est adaptée a une petite valise pour vous montrer qu’il suffit juste d’emmener un peu d’espoir pour écrire une nouvelle histoire.
Au delà du temps, du lieu, de la peur et de l’incertitude, continuez à voyager avec l’espoir d’arriver là où vous voulez, avec le but d’atteindre vos objectifs. Il n’y a qu’une seule chose qui peut vous empêcher de réussir. Vous savez quoi? C’est de le perdre en chemin.
L’espoir de tout migrant c’est le rêve qui le maintient éveillé et qui le motive à continuer malgré les adversités.
Quiconque a émigré comprend ce que signifie le sentiment de nostalgie. Mais saviez-vous qu’il existe deux types de nostalgie? Une agréable qui vous élance dans le chemin que vous avez décidé de suivre et qui joue un rôle d’inspiration car à travers les souvenirs, vous parvenez à vous sentir accompagné même dans les moments de solitude. Malheureusement ce n’est pas mon cas parce que d’un autre côté il y a celle qui est inutilisable, celle qui vous paralyse et qui vous fait sentir ancré au passé, revivant jour et nuit ce que vous aviez ou faisiez avant. Celle qui vous empêche d’agir fermement sur ce que vous avez et faites maintenant car simplement elle ne vous permet pas de laisser partir ce qui un jour fût. Elle vous bloque et renferme votre cœur.
Ce qui vous fait souffrir n’est pas la nostalgie en soit mais l’attachement à ces souvenirs. La souffrance vient quand on pense qu’il vous sera impossible d’en construire des nouveaux qui pourront être suffisamment bons pour remplacer les anciens.
Mais vous vous demandez sûrement pourquoi les remplacer? L’erreur est précisément là, car il ne s’agit pas de remplacer quoi que ce soit, même si je le voulais je ne pourrai jamais trouver, dans un autre pays, une famille meilleure que celle que j’ai laissé au Venezuela et je ne pourrai pas non plus me raccrocher a tout ce que j’ai vécu auprès d’elle. Une vie pleine de traditions et de joies. Penser que plus jamais je ne pourrai expérimenter ce bonheur à nouveau.
Il n’y a pas de formule magique qui vous apprenne à comment ne pas manquer à ceux qui restent des témoins virtuels dans la distance. Mais comment ne pas sentir du regret pour tous ces événements que vous ratez? Pour eux la vie continue; les anniversaires, les mariages, les fêtes... Quant à vous, il ne vous reste qu’à les accompagner avec les sentiments, observer leurs photos, respirer profondément et demander au destin de vous rassembler rapidement. Tout comme je vous dis cela, je vous dis aussi que lorsque vous êtes conscient de tout ce que peut vous apporter l’expérience d’émigrer, cette nostalgie fait partie de votre quotidien, avec le temps elle devient supportable. Vous vous rendez compte que le vrai amour perdure au delà de la distance et vous apprenez a sentir un câlin à travers un écran.
Honnêtement très peu d’expériences m’ont permis d’ouvrir autant mon esprit que de vivre dans un autre pays que le mien. Je peux être très têtue mais il est impossible de se maintenir accrochée seulement a son point de vue lorsque l’on vit dans une culture complètement différente a la sienne.
Même si vous résistez, tôt ou tard le nouvel environnement vous influencera plus que vous ne pouvez l’imaginer. Vous transformant en un citoyen du monde capable de connaître les façons de penser de chacun et les sociétés différentes de celle a laquelle vous apparteniez. Mais attention, cela ne veut pas dire que l’on préfère ce nouvel entourage. Il est sur que je préférais ma maison et mon pays, ce petit endroit si riche et spécial qui aujourd’hui agonise et qui vous oblige a lui dire au revoir. Cependant refaire une vie dans un autre pays signifie grandir et apprendre comme le monde est grand et comme il est plein de différences.
Peu de gens partent parce qu’ils le veulent, ils y sont souvent obligés, maintenant plus que jamais. Dans mon pays les miens ont été blessés par l’oppression et ceux qui partent recherchent seulement une meilleure qualité de vie. Si vous êtes parmi ces gens, n’oubliez pas que tout a une fin. Comme on dit chez moi “no hay mal que dure mil años ni cuerpo que lo resista” Peut-être qu’aujourd’hui vous vous sentez victime puisque la situation vous a poussé, néanmoins, paisano mío, vous avez une grande bénédiction, l’opportunité d’apprendre une nouvelle facette du monde. Les au revoir ne sont pas éternels et les blessures guériront. Vous pourrez revenir quand bon vous semblera, ce sera toujours chez vous. Combien d’années passeront? Cinq ou sûrement dix, vous ne le saurez jamais seulement le temps vous le dira.
Au début ce sera difficile, il se peut que vous pleuriez, que vous songiez a abandonner mais n’oubliez pas que que vous êtes vénézuélien. Vous avez en vous la joie et la force qui nous caractérise, puis la grâce et la pépite qui ressort partout où vous allez. Accrochez vous à l’espoir caché derrière la tristesse et séchez vos larmes. Même si l’adieu est imposé, aujourd’hui il vous libère et vous êtes comme une feuille blanche écrivant une nouvelle histoire. Une fois le billet en main, le compte à rebours est lancé et il vous apprend à accorder de l’importance à absolument tout, vous appréciez ce qui avant passait inaperçu. Vous commencez même à douter de comment vous allez faire pour vivre sans. C’est incroyable comment un morceau de papier peut tout changer!
En étant loin vous apprenez à valoriser ce que vous aviez avant, je ne parle pas de l’argent mais de la famille qui ne s’oublie en aucun cas! Et quand arrivent ces rencontres, même si c’est pour quelques jours, les “je t’aime” sont beaucoup plus abondants que les reproches.
Le jour arrive où vous partez laissant tout derrière vous, votre maison ainsi que tous ces êtres qui vous sont chers. Des larmes coulent sur vos joues, vous criez, vous râlez mais vous partez. Les adieux débordent dans ce terminal et une vague de pleurs le remplit. Vous les embrassez tellement fort qu’ils restent marqués sur votre peau. Essayant de ne pas vous écrouler devant eux, finalement vous craquez. Vous les regardez jusqu’à perdre de vue leurs silhouettes. Le plus difficile est de se dire que vous partez avec la certitude de les revoir, mais vous savez qu’il existe une possibilité de que peut-être ce soit le dernier souvenir durant des années.
En marchant sur ce sol tricolore, vous finissez par vous rendre compte que cet instant tant redouté arrive. Vous attendez alors un miracle de dernière minute mais malheureusement il n’arrive pas et l’horloge vous signale qu’il manque juste quelques heures pour qu’un avion atterrisse. A bord voyagent vos peurs vos doutes mais également l’envie de faire demi tour. Dans cet avion, par le petit hublot vous observez avec mélancolie, les petites lumières de cette terre qui vous à vu naître, pour une dernière fois, vous observez. Vous imaginez que dans l’une des voitures minuscules que vous apercevez, se trouvent plusieurs personnes que vous avez laissées avec le cœur déchiré et priant pour que vous traversiez ce vaste océan saine et sauve.
Les sensations sont nouvelles maintenant, tout est différent. C’est étrange de s’habituer à traverser les rues ou monter dans un bus. Vous voulez tout photographier! Les immeubles, les places, les gens, la nourriture, enfin... Vous commencez a remarquer que vous pouvez marcher tranquillement et vous vous demandez comment est-ce possible que cette liberté vous semble “anormale”? Vous vous êtes habitué a vivre tant d’années sous la peur.
Chaque nuit vous vous couchez demandant au ciel de ne pas avoir à vous réveiller avec une triste nouvelle. Le soulagement apparaît quand vous ouvrez les yeux et qu’il n’y en a pas. Peu à peu vos jours se remplissent d’activités qui déguisent la nostalgie et les craintes. Ce n’est pas du tout simple de partir, mais avec une confiance absolue, je peux vous dire que ça en vaut la peine! Que c’est l’une des meilleures décisions que vous et vos proches pouvez prendre.
Vous qui émigrez, sachez que l’espoir ne voyage pas car il est constamment dans votre cœur. Et s’il y a une chose que nous les émigrants savons, c’est comment vivre, avec le cœur, dans deux endroits a la fois.
Te amo aunque te encuentres dividida
Dos almas y también dos corazones
Despierto con la mente adolorida pensando en cuáles son las soluciones
Yo soy tuya de tus venas de la línea en tu silueta
Siento orgullo de mi tierra
De su azul y sus estrellas
Nada nos puede separar, ni mil kilómetros de mar
Yo crecí admirándote
Toda una vida recorriéndote
Poco a poco vi cómo fueron dañándote
Tantos años pero siguen destruyéndote
Cuando de ti lejos me encuentro
Te llevo en mi pensamiento
De mí no puedo arrancarte
Eres inmensamente bella
Quiero besar su siete estrellas
y con mis versos cortejarte
Perdona si a veces te hiero con mis dudas y mis miedos es que tú me dueles tanto
Eres mi escudo y bandera, yo te amo Venezuela y a ti dedico mi llanto
Nada me podrá detener
Lucharé a tu lado aunque sea pintando mi huella en carbón y papel
Y como olvidarte, si la vida me enseñó que vas primero
No me importa la distancia, yo te quiero y al final sé que a tu lado voy a estar.
Voy a esperarte, cuando se ama de verdad no existe el tiempo y te juro que no es el final del cuento.
El destino no nos puede separar.
Llevo en mi pecho el corazon completo tricolor
Llevo en mi esencia las ganas de mostrar de donde soy
Llevo conmigo orgullosamente toda su cancion
Llevo en mi mente las ganas de mostrar en cualquier parte que me encuentre todo lo que se de mi nación.
Llevo en mi recuerdo sus calles su alegria y tradición
Llevo bien marcado el sol que se refleja en el azul del mar caribe y logra en la piel nuestro color.
Y llevo conmigo un cielo azul que cubre con grandeza al pays mas bello del planeta, llevo conmigo la fuerza que tiene aquel que nace en esa tierra y llevo en mi las ganas de mostrarte, que se note desde cualquier parte, que llevo en mi cara la bandera, que sepan que vengo de VENEZUELA.
Mercedes Zurita Marques






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