2018_LE PROJET
« Exil, heureux qui comme »
Pourquoi ce thème et cette exposition de photographies
?
C’est un projet qui prolonge et renouvelle le projet
précédent « Regards croisés sur les
migrants » qui avait donné lieu à une exposition très réussie. Nous avons également souhaité poursuivre notre
collaboration très fructueuse avec Anita Pouchard Serra, photographe
documentaire.
Cette année, nous avons eu la volonté d’élargir pour mettre
le projet en perspective avec le programme d’histoire, et d’aborder la question des
migrations non pas sous l’angle des descriptions ou analyses journalistiques ou
démographiques, mais comme expérience vécue individuelle. Les élèves ont ainsi pu choisir leur angle
d’approche personnel, leur sujet et réaliser eux-mêmes les photos de l’exposition.
D’où le titre « exil » qui suggère beaucoup mieux
cette dimension.
Ce mot évoque souvent la fuite, le déracinement forcé, l’absence,
la douleur…, une représentation nourrie par les célèbres exilés du XIX et du
XXe.
C’est pourquoi on a voulu partir du poème de Joachim Du Bellay
qui donne son titre à notre exposition car il parle certes de nostalgie, d’idéalisation
par le souvenir, mais aussi de joie des voyages, de découvertes,
d’accomplissements.
A l’heure où les mobilités temporaires ou définitives, sous
toutes leurs formes font partie de la vie de tous et de chacun, cette dimension
positive nous a semblé indispensable.
En outre, si l’exil peut être entendu au sens littéral de dépaysement
géographique, on peut aussi l’aborder dans les multiples dimensions du
dépaysement imaginaire, par la lecture, le rêve, l’art.
C’est ce que nous avons proposé aux élèves, et certain-e-s
se sont saisi de ces possibilités.
Ce projet nous a permis également de travailler sur la
photographie aussi bien sûr : un mode d’expression familier aux élèves ;
pratiquer avec une photographe professionnelle est l’occasion de toucher du
doigt la complexité de l’image et de sa réalisation, de réfléchir sur son sens
(que veut-on exprimer ?), sur sa composition (comment visualiser ses idées ?),
et sur ses liens avec le récit. Ces photos sont en effet doublées d’un travail
d’écriture, aux formes libres, comptes rendus de rencontres, essais biographiques,
narrations ou poèmes.
Nous
espérons que l’exposition permet de mesurer l’importance et la richesse de ce
travail accompli dans l’année, encadré par la professeure documentaliste et la
photographe accompagnées des professeurs d’histoire, de littérature et d’espagnol.
L’ensemble
de ce travail est visible sur le blog.
Un projet porté par Catherine Pidutti, Charlotte Jacqmin, Tristan Démurger ( professeurs d'histoire-géographie), Ariane Clemente ( Professeur-documentaliste) et Anita Pouchard Serra ( Photographe). Avec le financement de la région Ile de France, de la DAAC - Rectorat de Paris et du lycée.
Un projet porté par Catherine Pidutti, Charlotte Jacqmin, Tristan Démurger ( professeurs d'histoire-géographie), Ariane Clemente ( Professeur-documentaliste) et Anita Pouchard Serra ( Photographe). Avec le financement de la région Ile de France, de la DAAC - Rectorat de Paris et du lycée.
Le projet vu par Mercedes Zurita, élève de 1ère L
"Pour ce projet photo, nous devions choisir
un sujet pour exprimer ce que signifiait pour nous l’exil.
Pour ma part, j’ai décidé de raconter mon
propre ressenti lors de mon départ du Venezuela ainsi que mon arrivée en
France.
Quand on m’a parlé d’exil, j’ai d’abord
hésité à raconter l’histoire de ma famille en général mais je me suis dit que
c’était peut-être un peu vague et cela me prendrait beaucoup de temps.
En faisant le choix de parler de moi-même
j’ai pu dire tout ce que j’avais sur le cœur. J’ai voulu partager à la fois mon
sentiment de nostalgie, un peu ma peine mais également l’espoir que l’on
ressent lorsque l’on quitte son pays.
J’espère que j’ai réussi à transmettre mon
« message ».
Ce travail m’a apporté plus de choses que
je ne l’imaginais, j’ai réussi à mettre des mots là où je n’avais jamais essayé
d’en mettre. C’était pour moi un peu « tabou » de parler de mes
sentiments par rapport à mon pays car cela me rend extrêmement triste mais
malgré tout ce projet m’a ouvert l’esprit. "



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