Anita Martins Felgueiras Ruivo_1L
Ces mains sur cette photo sont celles de ma grand-mère, ma sœur et moi.
Elle est le pilier de notre famille, et a toujours été un exemple pour mon père et son frère, qui est mon parrain, malgré le fait qu’ils vivent tous les deux dans un pays différent. Mon parrain vit aux Etats-Unis et ne retourne au Portugal que tous les deux ans, et mon père, qui vit en France, vient tous les ans.
Ma grand-mère a grandi dans une famille traditionnelle portugaise. A l’époque, posséder beaucoup de terres agricoles était un signe de richesse.
Elle n’a été à l’école que 3 ans, et a appris la couture pour gagner sa vie et en faire son métier.
Elle a toujours suscité l’admiration de mon père et mon parrain puisqu’elle est très
cultivée, lit beaucoup et a toujours fait preuve de sagesse et de patience avec eux.
D’une certaine façon, mon parrain et mon père nous ont transmis ce lien à ma sœur,
mes cousins, et moi puisque nous revenons chaque année au Portugal pour apprendre ce qu’ils ont appris, visiter les endroits où ils ont passé leur enfance ou fait leurs études, et passer du temps avec elle.Elle est très importante pour moi et ma famille puisqu’elle est très attentionnée et gentille avec tout le monde, et ma famille au Portugal s’occupe d’elle quand nous ne sommes pas là.
Uma gaivota voava, voava, Une mouette a volé, a volé,
Asas de vento, Ailes de vent,
Coração de mar. Coeur de la mer
Como ela, somos livres, Comme elle, nous sommes libres,
Somos livres de voar. Nous sommes libres de voler.
Uma papoila crescia, crescia, Un coquelicot a grandi, grandi,
Grito vermelho Cri rouge
Num campo qualquer. Dans n’importe quel domaine.
Como ela somos livres, Comme elle est libre,
Somos livres de crescer. Nous sommes libres de grandir.
Ermelinda Duarte
C’est une chanson portugaise souvent reliée à la Révolution des œillets, le 25 avril 1974, pendant la dictature de Salazar, à l’époque de ma grand-mère, qui est née en 1930. Je l’ai apprise quand j’étais petite à mes cours de portugais, quand on travaillait sur l’histoire portugaise, et j’ai su que ma grand-mère et mon père la connaissaient quand je leur en ai parlé. C’est une chanson sur la liberté, et je pense qu’elle peut aussi être une chanson sur l’exil, qui est un droit, un droit de voyager. On s’exile par choix, ou pour des raisons politiques, mais quel que soit la raison, nous avons toujours pour but d’être libre et d’avoir une meilleure vie.




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