Marie Djabella_1L
Un livre entre les mains
Il est déjà très loin
Porté par les plus beaux mots
Il nage sur du Rousseau
L’encre qu’est l’eau est son oxygène
Elle coule en lui comme en ses gènes
À la lueur de sa bougie
Il nous quitte pour Pennachioni
La monotonie s’en est allée
Le voilà bercé par Morphée
Le lecteur est un voyageur
Un exilé parmi les rêveurs
-Qu’elles sont belles toutes ces lettres rondes
Grâce à elles j’en ai fait des tours du monde
J’ai volé avec du Stendhal
J’ai plongé dans du Roald Dalh
Avec nostalgie j’en ai tourné des pages
Où la magie m’a laissé les plus belles images
Mes lectures ont franchi les limites des continents
Où il n’existe aucune barrière pour mes sentiments
Qu’ils sont forts les mots que j’ai rencontrés
Ils en ont fait s’aimer des frontières divorcées
Au pays des livres, il n’y a que des lecteurs
Dans un monde libre, ils lisent en cœur
Comme une bête en cage
Il ne rêve que de liberté
Il a été pourtant bien sage
Mais pas assez conformé
Son cerveau crie famine
Il est trop avide de savoir
Qu’on lui amène son portemine
Pour qu’enfin cesse son désespoir
Enfermé dans le monde de la réalité
Où l’imaginaire est un vieux souvenir
Il aimerait une dernière fois s’évader
Pour que des vers ne cessent de jaillir
-J’ai marché sur mes planètes préférées
J’ai rencontré Galilée et même Ptolémée
J’ai percé les secrets archéologiques
Même les plus cachés d’Égypte Antique
J’ai accroché mon étoile en province
Même touché celle du petit Prince
J’ai connu toutes les guerres
Même les moins légendaires
J’ai bu des verres de vers en Russie
J’ai dansé sur des mots en Colombie
J’ai parfois ri même là-bas en Syrie
Les livres m’en ont permis des voyages
Ivres je suis d’autant de belles pages








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